COMMANDER AU DOIGT ET À L'OEIL

L'oeil est le miroir de l'âme

Qu’il soit utilisé en tant qu’outil d’évaluation, d’analyse, ou d’interaction, le suivi du regard est une technologie qui nécessite une méthodologie rigoureuse et une expertise pour sa mise en place. C’est pour cela qu’Immersalis Consulting est fière de compter Tobii Pro, leader mondial de l’eyetracking, parmi ses partenaires.

Contrairement à une caméra, nos yeux n’ont une image nette que sur un cône très réduit. Résultat : nous bougeons constamment nos yeux, de point d’intérêt en point d’intérêt.
L’eyetracking (en français oculométrie) est une technique permettant de déceler le focus du regard d’un utilisateur. Principalement utilisé en tant qu’outil d’analyse marketing et ergonomique, on l’utilise également pour l’interaction, ce qui permet de contrôler l’ordinateur au doigt… et à l’oeil.

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SUIVRE LE REGARD

« La vérité est dans l’oeil de celui qui regarde », nous disait Platon. L’eyetracking offre une excuse pour prendre cette maxime de façon littérale. Les mouvements de nos yeux, nos « stratégies de regard » sont révélatrices (sans pour autant être infaillibles) de ce qui se passe dans notre tête. Ainsi, l’eyetracking est beaucoup utilisé pour l’analyse des utilisateurs: en ergonomie et marketing par exemple, pour identifier les stratégies visuelles de recherche, qu’il s’agisse d’information sur un site web ou une documentation, ou de produits sur un rayonnage. Mais le regard peut aussi faire office de modalité d’interaction, venant alors compléter voire remplacer des modalités plus traditionnelles, comme le tactile.
D’un point de vue industriel, on retrouve de nombreuses applications intéressantes. L’analyse du regard permet d’étudier et de documenter les stratégies de regard d’opérateurs experts, facilitant ainsi le transfert d’expertise. De la même façon, il est possible d’utiliser l’analyse du regard à des fins de formation, ou d’évaluation de la performance. En tant que modalité d’interaction, le suivi de regard permet de valider des process opérationnels (par exemple, la validation semi-automatique de points de contrôle visuels), et peut s’inscrire comme interaction complémentaire naturelle pour des situations précises (par exemple, défilement automatique d’un document, affichage d’informations supplémentaire d’un élément regardé).

QUELS INTÉRÊTS POUR L'INDUSTRIE ?

Transfert d’expertise : Une des caractéristiques de l’expertise est qu’il devient de verbaliser certains comportements devenus automatiques. En enregistrant et analysant les stratégies visuelles d’un technicien expert, on peut identifier les comportements et stratégies spécifiques mises en place dans l’accomplissement des tâches. Ces stratégies peuvent alors être documentées pour être disséminées.

Évaluation de la performance : En analysant les stratégies visuelles des opérateurs, il devient possible d’identifier les potentielles failles dans la réalisation des tâches et d’optimiser les procédures de manipulation.

Validation automatique d’inspection visuelle : L’eyetracking peut permettre de valider si l’intégralité des points de contrôle d’une inspection visuelle ont été couverts.

Création d’interaction naturelles en environnement complexe : le regard peut être utilisé comme interaction complémentaire sur des tâches précises (par exemple, défilement automatique d’un document, affichage d’informations supplémentaire d’un élément regardé) de façon naturelle, augmentant ainsi la bande passante d’interaction en l’homme et le système tout en évitant une augmentation de la charge cognitive chez l’utilisateur.

POINTS À CONNAÎTRE

Le choix de l’eyetracker est important pour une bonne intégration de cette technologie. Mais avant tout, une méthodologie rigoureuse d’analyse est nécessaire pour parvenir à des résultats fiables. L’eyetracking n’est pas la réponse à tout; mais bien manipulé, cette technique peut fournir des conclusions solides.
L’interaction par le regard seul est explorée depuis quelques années, notamment en tant que solution d’accessibilité pour le handicap. Elle n’est cependant pas adaptée pour d’autres cas. Le regard est par contre extrêmement prometteur en tant que modalité complémentaire à des modalités plus classiques (clavier/souris, tactile). Cet usage est cependant encore très jeune, et des phases tatônnantes de R&D seront à prévoir…

 

L'EYETRACKING EN RÉALITÉ VIRTUELLE

Dernièrement, des eyetrackers ont été intégrés à des casques de réalité virtuelle. Cette innovation présente d’immenses possibilités, tant sur le plan de l’analyse que de l’interaction.
L’analyse des comportements oculaires en réalité virtuelle permet d’évaluer ces comportements avec des maquettes numériques au lieu de maquettes ou environnements réels. Ceci ouvre donc la voie à des évaluations dans la phase de conception: évaluation ergonomique d’un nouveau poste de travail, nouvel arrangement de rayonnage, clarté d’une architecture… etc.
L’interaction par le regard en réalité virtuelle ouvre un tout nouveau champ de possibilités. Savoir ce que regarde l’utilisateur permet de déterminer que l’objet regardé et le centre d’intérêt de l’utilisateur, ce qui permet de fluidifier l’interaction et la rendre plus naturelle.

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